La réponse courte. Des gouttières posées coûtent 15 à 70 €/ml en PVC, 35 à 85 €/ml en zinc, 30 à 105 €/ml en aluminium et 70 à 200 €/ml en cuivre. Une reprise de solin ou de faîtage relève de la réparation courante, 200 à 450 €. Une noue ou un chéneau à refaire coûte 400 à 2 500 €.

Le vocabulaire d'un devis de zinguerie
Un devis de couvreur devient lisible dès qu'on sait à quoi correspond chaque ligne. Voici les six ouvrages qui reviennent le plus souvent.
| Ouvrage | Où il se trouve | Ce qu'il fait |
|---|---|---|
| Faîtage | Ligne haute du toit | Ferme la jonction des deux versants, scellé au mortier ou posé à sec sur closoir ventilé |
| Noue | Angle rentrant entre deux pans | Concentre et évacue l'eau des deux versants, en zinc, en plomb ou en tuiles à noue |
| Arêtier | Angle saillant entre deux pans | Couvre l'arête, scellé ou à sec selon la technique |
| Solin | Contre un mur ou une souche de cheminée | Étanche la jonction entre la maçonnerie et la couverture |
| Closoir | Sous le faîtage et sur les arêtiers | Laisse passer l'air, arrête la pluie et les nuisibles |
| Abergement | Autour d'une lucarne, d'un châssis, d'une sortie de toit | Raccorde la couverture à l'élément traversant |
Un devis qui indique « reprise de zinguerie, forfait » sans détailler ces postes ne permet aucune comparaison. Demandez le métrage en mètres linéaires pour les gouttières et les noues, et le nombre d'unités pour les solins et les abergements.
Gouttières : quel métal pour quel budget
| Matériau | Prix au mètre linéaire | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|
| PVC | 15 à 70 € | Le moins cher, se dilate et se fragilise avec les cycles de gel et de soleil |
| Aluminium | 30 à 105 € | Léger, souvent posé en continu sans joint, large choix de teintes |
| Zinc | 35 à 85 € | Le standard sur le bâti ancien de la région, tenue longue, soudures à l'étain |
| Cuivre | 70 à 200 € | Le plus durable et le plus cher, patine verte, parfois demandé par l'architecte des Bâtiments de France |
Le volume à évacuer justifie le soin apporté à ce poste : avec 667 mm de pluie par an en moyenne régionale, une toiture de 100 m² reçoit environ 67 m³ d'eau par an, soit une centaine de baignoires. Tout ce volume passe par quelques dizaines de mètres de gouttière et deux ou trois descentes.
Deux règles pratiques évitent la plupart des problèmes : une pente de 3 à 5 mm par mètre vers la descente, ni plus ni moins, et une descente pour environ 60 à 80 m² de toiture collectée. Une gouttière posée à plat retient l'eau et les feuilles ; une gouttière trop pentue déborde à l'extrémité opposée lors des fortes averses.
En zinc, attention aux incompatibilités entre métaux : le zinc en contact avec du cuivre se corrode. Une descente en cuivre raccordée à une gouttière en zinc est une erreur classique qui perce en quelques années.
Le zinc en couverture, pas seulement en gouttière
Le zinc à joint debout couvre les terrassons, les brisis, les lucarnes et les extensions contemporaines. Il coûte 70 à 310 €/m² posé, pèse seulement 5 à 7 kg/m² et tient 50 à 100 ans.
Sa vraie force est la pente : le NF DTU 40.41 admet le joint debout à partir de 5 % de pente, et jusqu'à 3 % avec des précautions particulières. C'est la seule technique qui permette de couvrir un toit presque plat sans passer par une étanchéité bitumineuse. Sur les maisons de bourg de la région, il sert typiquement à couvrir le terrasson d'un toit à la Mansart, la couverture principale restant en ardoise ou en tuile plate.
Trois précautions de pose conditionnent sa durée de vie :
- Une ventilation en sous-face. Un zinc posé sur un support non ventilé se corrode par-dessous, sans signe visible avant la perforation.
- Des pattes de fixation qui autorisent la dilatation. Le zinc bouge avec la température ; un bridage rigide finit par déchirer la feuille.
- Un support compatible. Certains bois traités et certains bétons frais attaquent le zinc en sous-face.
En périmètre protégé, l'architecte des Bâtiments de France demande souvent un zinc prépatiné plutôt qu'un zinc naturel brillant, pour éviter la rupture visuelle avec les couvertures voisines.
Noue, chéneau, lucarne : les ouvrages qui pèsent sur un devis
Sur une réfection, la zinguerie représente rarement moins de 10 % du montant, et parfois beaucoup plus quand le toit est découpé. Trois ouvrages expliquent l'essentiel de l'écart entre deux devis portant sur la même surface.
- La noue. Elle se façonne sur mesure, en zinc plié ou en plomb, avec des relevés latéraux glissés sous la couverture. Sur une maison à deux corps de bâtiment perpendiculaires, courante dans les bourgs de la région, chaque noue représente plusieurs mètres linéaires d'ouvrage soigné. Une reprise coûte 400 à 2 500 € selon la longueur et l'état du support.
- Le chéneau. C'est une gouttière encaissée dans la maçonnerie ou derrière un mur d'acrotère, fréquente sur les maisons de ville anciennes. Sa réfection demande de déposer une partie de la couverture et d'accéder au fond de l'ouvrage. Un chéneau percé se signale par une auréole en haut de mur intérieur, jamais par une goutte au plafond.
- La lucarne. Chaque lucarne cumule deux joues, un fronton, un raccord bas et souvent une petite noue de part et d'autre. Le bâti à lucarnes de Touraine, du Blésois et du Vendômois multiplie donc les points sensibles, et c'est là que se concentrent les infiltrations sur les maisons anciennes de la région.
Un devis honnête chiffre ces ouvrages séparément, avec un métrage. Quand un couvreur propose la même somme forfaitaire pour un toit simple à deux pans et pour un toit à trois lucarnes et deux noues, l'un des deux chantiers est mal évalué, et ce n'est jamais celui qui vous arrange.
Pourquoi la zinguerie fuit avant la couverture
Sur les interventions de recherche de fuite, les points singuliers dominent largement les parties courantes. Trois raisons se cumulent.
Ils concentrent le débit. Une noue reçoit l'eau de deux versants entiers. Un défaut de quelques millimètres à cet endroit laisse passer plus d'eau qu'une tuile fêlée en plein rampant.
Ils mélangent des matériaux qui ne travaillent pas ensemble. Maçonnerie, bois, terre cuite et métal se dilatent différemment. Le solin d'une souche de cheminée subit ces mouvements chaque jour, entre 26 et 42 jours de gel par an selon le département et une quinzaine de jours à plus de 32 °C.
Ils sont invisibles depuis le sol. Une gouttière fendue à l'arrière, un closoir arraché par le vent, un abergement décollé derrière une lucarne : rien ne se voit depuis la rue, jusqu'à la tache au plafond.
Le diagnostic d'un couvreur coûte 150 à 300 €, la réparation courante 200 à 450 €, et une reprise de noue ou de chéneau 400 à 2 500 €. La marche à suivre en cas d'infiltration active figure dans le guide urgence et assurance.
Entretenir sa zinguerie sans monter sur le toit
Quatre gestes annuels suffisent, et trois d'entre eux se font depuis une échelle stable ou depuis le sol.
- Curer les gouttières à l'automne, après la chute des feuilles, en vérifiant l'écoulement au tuyau d'arrosage. Une crapaudine sur chaque descente évite les bouchons.
- Regarder les descentes pendant une averse. Un débit faible alors qu'il pleut fort signale un bouchon. De l'eau qui suinte à un raccord signale un joint fatigué.
- Inspecter les solins aux jumelles après l'hiver : une fissure dans le mortier ou un décollement du zinc contre la souche se repère à distance.
- Surveiller les traces sur la façade. Une coulure verte ou une auréole sous une gouttière indique un débordement régulier, bien avant que l'eau n'atteigne l'intérieur.
Un détail explique la plupart des ruptures prématurées : la dilatation. Un mètre de zinc s'allonge d'environ deux millimètres quand la température grimpe de cent degrés, et une gouttière exposée plein sud passe facilement de moins cinq degrés en janvier à soixante degrés en surface au mois d'août. Sans jonction capable d'absorber ce mouvement, la soudure finit par se fissurer. Les zingueurs posent donc des joints de dilatation tous les dix à douze mètres de gouttière et des pattes qui laissent glisser la feuille sur les longues descentes. Un devis qui n'en fait pas mention sur un rampant de plus de douze mètres mérite une question.
Le démoussage est le moment idéal pour faire vérifier l'ensemble, puisque le couvreur est déjà sur le toit : le guide démoussage détaille prix et fréquences selon la pluviométrie de votre département.
Questions fréquentes
- Quel est le prix pour changer toutes les gouttières d'une maison ?
Comptez la longueur de gouttière à remplacer, souvent 20 à 40 ml sur une maison individuelle, multipliée par 15 à 70 €/ml en PVC ou 35 à 85 €/ml en zinc, descentes comprises.
- Zinc ou PVC pour des gouttières ?
Le PVC coûte moins cher et convient sur une maison récente. Le zinc tient plus longtemps, supporte mieux les écarts de température et reste la référence sur le bâti ancien de la région, parfois imposé en périmètre protégé.
- Un faîtage scellé au mortier est-il obsolète ?
Pas obsolète, mais plus fragile : le mortier se fissure avec les mouvements et le gel. Le faîtage à sec sur closoir ventilé demande moins d'entretien et améliore la ventilation sous couverture.
- Peut-on poser une gouttière soi-même ?
Sur un rez-de-chaussée bas, avec une pente régulière et un support sain, c'est envisageable. Au-delà, la sécurité et la précision de pente rendent l'intervention d'un professionnel préférable, et la garantie décennale ne couvre que le travail d'une entreprise.
- Faut-il déclarer un changement de gouttières en mairie ?
Si la teinte et le matériau restent identiques, non. Un changement d'aspect visible depuis la voie publique relève de la déclaration préalable, et en périmètre protégé d'un avis de l'architecte des Bâtiments de France.
- La zinguerie est-elle couverte par la garantie décennale ?
Oui, quand elle participe à l'étanchéité de la toiture, ce qui est le cas des noues, des solins, des abergements et des raccords. Vérifiez que l'attestation de l'entreprise mentionne bien l'activité de couverture et de zinguerie.
Ce que ça donne commune par commune
- Couvreur à Tours (37000) : rénovation complète 125 à 305 €/m², 70 % de maisons d'avant 1970, 6 entreprises Sirene rattachées.
- Couvreur à Saint-Jean-de-Braye (45800) : rénovation complète 140 à 340 €/m², 27 % de maisons d'avant 1970, 6 entreprises Sirene rattachées.
- Couvreur à Chartres (28000) : rénovation complète 130 à 315 €/m², 53 % de maisons d'avant 1970, 6 entreprises Sirene rattachées.
- Couvreur à Châteauroux (36000) : rénovation complète 140 à 340 €/m², 55 % de maisons d'avant 1970, 6 entreprises Sirene rattachées.
- Couvreur à Romorantin-Lanthenay (41200) : rénovation complète 130 à 325 €/m², 39 % de maisons d'avant 1970, 6 entreprises Sirene rattachées.